compositeur

 

Tempus Fugit (2006)

pour quatuor à cordes

Commande du Concours de Genève

Durée: 8'

Edition: Papillon

Enregistrement: Grammont Portrait Doppel-CD CTS-M 125

Création

Genève, octobre 2006

oeuvre imposée de la première éliminatoire

du concours de Genève

Autres concerts:

- La Genevraye, le 31 mai 2007

(Rencontres Musicales "Pro Quartet")

quatuor Quiroga

- Lausanne, le 8 janvier 2008

- Osaka, Phoenix Hall, le 13 janvier 2008

- Sasebo, le 14 janvier 2008

- Tokyo, Oji Hall, le 15 janvier 2008

Quatuor Voce

- Londres, Wigmore Hall, le 15 septembre 2009

- Manchester, Manchester Cathedral, le 16 septembre 2009

- Edinburgh, St. Cecilia´s Hall, le 17 septembre 2009

- Cardiff, The Reardon Smith Theatre, le 18 septembre 2009

Quatuor Gémeaux

Par sa forme, Tempus Fugit peut être comparé à une fugue: idéal organique tendant à construire un monde complexe à partir d'un seul élément, celui-ci pouvant être très simple.

Le départ est donné par un mouvement mélodique élémentaire: un balancement régulier entre deux notes, centré sur lui-même, presque immobile. Introduit par le violoncelle, il est repris par chaque instrument selon un immuable principe de canon. Le jeu des musiciens devient plus complexe du fait de l'accumulation progressive des éléments et se projette dans un contrepoint en expansion, de plus en plus riche. Un état de saturation marque le point culminant de la pièce.

Changement radical de discours en deuxième partie: toute référence à un mouvement mélodique est éliminée. Le mouvement pointe à présent l'intérieur des sons. Diverses relations se tissent entre la résonance de cordes à vides, le vibrato de notes expressives et la sonorité éthérée d'harmoniques naturelles.

Les phases principales de la pièce, issues de langages différents, concrétisent les deux faces d'un même objet. La fusion de ces langages se réalise dans une coda qui reprend un élément mélodique de la première partie, mais l'exprime avec des cordes de plus en plus effleurées, jusqu'à ne libérer que des harmoniques. Le quatuor s'achève ainsi dans un halo de notes éparses greffées sur un moteur rythmique resté constant depuis le début.